Quadraondemand et Quadratus à la demande : quelles différences pour votre cabinet ?

Un collaborateur ouvre son poste le lundi matin, lance Citrix Workspace, se connecte à Quadra et retrouve ses dossiers clients tels qu’il les a laissés vendredi. Son confrère, dans un autre cabinet, fait exactement la même chose, mais depuis une URL Cegid Cloud sans passer par Citrix. Les deux travaillent sur Quadratus. Les deux parlent de « Quadra à la demande ». Et pourtant, leur infrastructure, leur contrat et leur trajectoire de migration ne sont pas les mêmes.

Quadraondemand et Quadratus à la demande : deux appellations, deux architectures

La confusion entre Quadraondemand et Quadratus à la demande vient du fait que Cegid utilise ces termes de façon interchangeable dans sa communication. Sur le terrain, la distinction se joue sur un point précis : le mode d’hébergement et d’accès.

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Quadratus à la demande désigne historiquement l’accès distant aux modules Quadra (Compta, Paie, Gestion Commerciale) via un bureau virtuel, généralement Citrix Workspace. Le logiciel tourne sur un serveur hébergé, pas sur le poste local, mais l’architecture reste celle d’une application classique « portée » dans le cloud. On retrouve les mêmes menus, les mêmes raccourcis, les mêmes fichiers de paramétrage qu’en installation locale.

Quadraondemand, tel que Cegid le positionne aujourd’hui, s’inscrit dans une logique SaaS plus intégrée. Les mises à jour sont poussées automatiquement, la couche d’interopérabilité avec l’écosystème Cegid (facturation électronique, portail collaboratif) est native. On ne parle plus d’un simple bureau distant mais d’un environnement cloud piloté par l’éditeur.

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Pour un cabinet, la question n’est pas sémantique : elle conditionne la marge de manoeuvre sur le paramétrage, la gestion des sauvegardes et le rythme des mises à jour.

Responsable de cabinet médical analysant une comparaison entre deux solutions logicielles sur un écran mural interactif

Facturation électronique 2026 : un critère de choix technique pour votre cabinet

La réforme de la facturation électronique qui entre en vigueur en septembre 2026 impose le passage par une Plateforme Agréée (PA) immatriculée auprès de la DGFiP pour l’échange de factures et la transmission des données d’e-invoicing et d’e-reporting.

Quadraondemand bénéficie d’intégrations natives vers les services Cegid immatriculés comme Plateforme Agréée. Concrètement, les flux de facturation se branchent sans connecteur tiers, et les mises à jour réglementaires sont déployées côté serveur sans intervention du cabinet.

Avec Quadratus à la demande en mode bureau distant, le raccordement à une PA reste possible, mais il passe souvent par un paramétrage manuel ou un connecteur intermédiaire. Quand Cegid met à jour son module de facturation, le déploiement peut nécessiter une coordination avec le prestataire qui gère l’hébergement Citrix.

Ce que ça change au quotidien

  • Sur Quadraondemand, la conformité réglementaire suit le rythme de l’éditeur : chaque évolution DGFiP est répercutée sans action du cabinet.
  • Sur Quadratus à la demande hébergé, le cabinet dépend de la réactivité du prestataire d’infogérance pour appliquer les patchs et les nouvelles normes de flux.
  • Dans les deux cas, il faut vérifier que la PA utilisée est bien immatriculée définitivement (pas seulement en phase pilote), sous peine de non-conformité à l’échéance.

Ce point seul peut justifier le choix entre les deux modes pour un cabinet qui gère un portefeuille de clients assujettis à la TVA.

Paramétrage et autonomie du cabinet : ce que chaque mode permet ou bloque

On touche ici à un sujet que les documentations commerciales survolent. Quadratus en bureau distant via Citrix laisse au cabinet (ou à son infogérant) la main sur une partie de l’environnement serveur : versions de modules, planning de mises à jour, scripts de sauvegarde spécifiques, extensions tierces.

Sur Quadraondemand en SaaS, c’est Cegid qui décide du calendrier de mise à jour. Le cabinet n’a pas la possibilité de rester sur une version antérieure d’un module. Pour certaines structures habituées à des workflows très personnalisés (imports automatisés, macros de lettrage, passerelles maison), cette perte de contrôle représente un vrai changement d’habitude.

En contrepartie, ne plus gérer les mises à jour libère du temps administratif. Les retours varient sur ce point : certains cabinets apprécient de ne plus se soucier de la maintenance, d’autres regrettent de ne plus pouvoir tester une version avant son déploiement en production.

Trois questions à poser avant de choisir

  • Le cabinet utilise-t-il des scripts ou des passerelles développés en interne qui dépendent d’une version spécifique de Quadra ?
  • Le prestataire d’infogérance actuel garantit-il contractuellement un délai de déploiement des patchs réglementaires inférieur à 48 heures ?
  • Les collaborateurs accèdent-ils à Quadra depuis des postes hétérogènes (Mac, tablette, poste client) qui imposent une compatibilité navigateur plutôt que Citrix ?

Si la réponse à la première question est oui, migrer vers Quadraondemand SaaS demande un audit préalable des dépendances techniques. Si c’est la troisième qui domine, le mode SaaS simplifie l’accès multi-support.

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Trajectoire de migration Cegid : Quadratus à la demande comme étape ou comme destination

Cegid rationalise progressivement ses gammes historiques au profit de solutions SaaS intégrées. Quadraondemand est présenté par l’éditeur comme une étape de transition vers le cloud Cegid, tandis que Quadratus à la demande hébergé relève davantage d’une logique de continuité pour les cabinets qui ne veulent pas migrer immédiatement.

Cette distinction a un impact stratégique rarement explicité. Un cabinet qui s’engage sur Quadratus à la demande hébergé investit dans un mode de fonctionnement que Cegid ne développe plus activement. Les nouvelles fonctionnalités, les connecteurs vers les plateformes agréées, les modules de pilotage arrivent en priorité sur la couche SaaS.

Choisir Quadratus à la demande hébergé revient à parier sur la stabilité à court terme au prix d’un éventuel rattrapage technologique dans deux ou trois ans. Choisir Quadraondemand, c’est accepter de perdre un peu de contrôle sur l’environnement en échange d’un alignement avec la feuille de route de l’éditeur.

Pour un cabinet de taille intermédiaire qui gère plusieurs centaines de dossiers, ce choix conditionne aussi le budget : le modèle SaaS implique un abonnement récurrent indexé sur le nombre d’utilisateurs, là où l’hébergement Citrix peut être négocié différemment avec un infogérant. Avant de signer, on recommande de comparer le coût total sur trois ans en intégrant la maintenance, les mises à jour réglementaires et le temps passé par l’équipe informatique interne.